Quel est le bon % de gens qui ne doit pas aimer travailler avec vous ?

Cette question peut vous sembler saugrenue et surtout gênante. A-t-on envie d’y répondre pour soi ? C’est justement pour cela qu’elle mérite d’être posée, en particulier en cette période de bilan de fin d’année et de projets de nouvelle année.

Pourquoi ? Et comment cette idée m’est-elle venue ?

C’est simple :

– Si personne n’aime travailler avec vous, ou que les interactions avec plus de 80% de vos collègues / clients / partenaires vous semblent compliquées et pénibles, c’est que vous n’êtes certainement pas au bon endroit !

– Mais si à l’inverse, quasiment tout le monde vous aime, est-ce un bon signe ? Créez-vous vraiment de l’impact, faites-vous une différence ? Pouvez-vous créer de la valeur sans déranger personne, sans friction ? Pas si sûr…

Il est évident que cela dépend de votre poste et de votre niveau hiérarchique, je me concentre ici sur les profils expérimentés et dirigeants.

Cette idée m’est venue car je me la suis posée pour moi-même : le conseil étant par définition un « people business », l’importance des relations mais aussi de l’impact personnel y est encore plus fort qu’ailleurs. Ce qui pose tout le temps la question du « bon casting », au sein de l’équipe d’abord, et ensuite sur les projets auprès des clients.

Autant l’honnêteté sur le sujet n’est pas toujours facile à avoir en interne, auprès de ses collègues, pour le maintien des bonnes relations, autant c’est plus simple avec les clients, car comme ils paient, ils ne se gênent pas particulièrement pour exprimer leur insatisfaction.

Et ça me semble être une bonne chose, passée la première réaction égotique de vexation qui peut être parfois naturelle…

Car cela permet d’avoir des feedbacks fort utiles, et dont il faut tirer profit au lieu de se bloquer sur la première réaction :

  • Pourquoi, vous, ou telle personne, n’est pas appréciée ?
  • Est-ce un problème d’incompétence, de séniorité, d’expertise, ou d’attitude ?
  • Etes-vous rejeté parce que vous dérangez, ou à l’inverse parce que vous ne dérangez pas assez ?
  • Et vous, appréciez-vous ce client, ou pas tant que ça ? (au-delà de son feedback) Pourquoi ?

Car le profil des personnes qui vous « rejettent », et leurs feedbacks, sont très utiles pour savoir quelle valeur on crée vraiment !

REJECTION IS REDIRECTION :

Ce n’est pas de moi, je ne sais plus où j’ai lu ça, mais je trouve ça extrêmement pertinent. Le rejet n’est pas forcément une critique, loin de là, c’est fort utile pour savoir ce qu’il faut changer, et surtout, si vous souhaitez faire ce changement, ou si vous n’êtes tout simplement pas la bonne personne qu’il faut mettre face à tel client, car on ne peut pas plaire à tout le monde et c’est beaucoup mieux ainsi !

Alors, quel est le bon % de gens à qui il n’est pas mauvais de déplaire ?

Je dirai qu’avoir 20% à 30% de personnes qui ne vous apprécient pas, que vous dérangez professionnellement ou qui n’ont pas envie de travailler directement avec vous (qu’ils vous le disent, ou que vous ne gagnez pas les projets avec eux tout simplement), n’est pas forcément mauvais signe, bien au contraire, si c’est pour des raisons de personnalité et d’impact.

Et vous ?

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